Avertissement!

Les textes amoncellés ici ne relèvent que de l'imagination et d'une démarche expérimentale.Mes personnages principaux n'expriment jamais mon point de vue, tandis que mes "rôles passants"  n'existent que pour dénoncer certains travers. C'est ce que j'ai remarqué, mais je n'ai pas fait exprès.

Diffusez moi...

Un seul titre à revendiquer : écrivain.

QUI,MOI?

 

 

 Cher Lecteur, Très Cher Editeur, Chasseur de gibier rédempteur hors de tout sentiers battus et rebattus; Bravo! Tu m'as trouvé!

Je te salue.

Mon nom est Laurent, Laurent H., et ce pourrait être mon pseudo si je devenais publiable. Mais pour l'instant, rien de tout cela, je ne suis qu'un pauvre humain tombé des étoiles, une étole de chair déchiré sur un atoll de lames. Je suis l'âme de fond aussi, car c'est précipiter du bout du précipice que l'on peut prétendre à s'ignifier. Etudiant, imbriqué dans un monde économique, c'est à dire fondamentalement anti-gratuit,je ne me plains pas.

Car le dandy n'existerai plus dans un monde sans prix. Et sans pauvreté, sans besoin, comment, je vous le demande, comment franchement devenir artiste? La quête des beaux concepts n'est que l'écho de vulgaires besoins inassouvis. Attention! Je ne parle point ici de nourriture ou de murs, j'ai ce qu'il me faut, ni de sexe, car je suis fatigué aussi par ce bout. Non, il s'agit pour moi d'une immanente frustration; il nous manque quelque chose, dont la définition même nous échappe... 

Etudiant afin de comprendre, sans idée précise d'application de ce savoir, étudiant gratuit finalement. Je suis aussi sans réseau, ne possédant aucun ami ,obséquieux ou non, qui serait bien placé dans une quelconque sphère d'influence culturelle. C'est dire, je n'ai que vous... et je ne vous ai même pas (encore).

Précisons aussi que je ne suis pas Parisien; et pour un Français ambitieux, voilà la tare fatale.

J'aime, encore et encore  fouiller le monde à la recherche d'histoires, et tenter de le contempler sans autre parti pris que de rêver à travers lui. Je construis mes récits sur les apparences habituelles du quotidien, du futur proche ou encore de l'avenir prédit, et j'incarne mes mentalités jusqu'aux boutistes dans des personnages apparemment banaux, plongés dans des histoires inimaginées. Rien de bien nouveau me direz vous!

Mais à la lecture, aux détails surtout, vous constaterez, cher lecteur, combien ma tournure d'esprit est tourmentée, vicieuse, et certainement morbide.Ma démarche est bien celle d'un entomologiste penchée sur sa fourmillière. Je regarde, comme vous, le spectacle qui se joue à travers mes yeux, mon cerveau et mon histoire; mon Miroir en somme.

La démarche est ainsi mais si je trépasse inexorablement par le cimetière, ce n'est pas pour y crever. Ce ne l'a d'ailleurs jamais été, sinon je n'écrirai pas. Entre deux lignes, la mort rôde dans mon coeur, mais ensuite le scribouilli prouve objectivement ma vie. Chaque écrit est preuve de vie. Ainsi, je tue ce qui n'en finit pas de mourir dans l'unique but de dévoiler l'intangible, le rayonnant, l'essence de l'homme et de l'univers. Je tue pour redonner l'espoir sans limite aux désappointés de la routine.

Partir d'une horrible crotte de nez pour dénicher la beauté sans rivale, voici finalement l'essence de mes écrits.

Si j'ai besoin de vous, Editeurs, et Lecteurs, ce n'est pas pour devenir riche, ou snob, ou simplement inclus. Ma parole n'est purement pas destinée à mourir, et je suis prêt à vous la donner pour le prouver.

 A vous qui pourrez la porter plus loin, chers Editeurs,et à vous qui l'emporterez jusqu'en Intimité, Lecteur.

Amicalement.

 Votre dévoué Laurent H.

        

                             

PS: pour que rencontre se fasse, je vous donne rdv chaque dimanche à partir de 18 heures au rond point du prado derrière la cabine de bus de la ligne 45. A bientôt! 

Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /Nov /2005 00:00

A ?

L'errant s'en va.

Je vous laisse la parole, c'est à vous...

Par Laurent - Publié dans : LA MAUVAISE foi
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Mercredi 7 septembre 2005 3 07 /09 /Sep /2005 00:00

 

 

Je est un autre. Soit. Mais cet autre est cloué au sol en France ce pays des autres heureux.

 

Il regarde la télévision, avec en point de mire, rien de plus que longueur et amertume. L’unique pouvoir de la proie d’une télé irrésistiblement allumée réside dans sa main, il zappe entre les chaînes… mais quelques soient leurs numéros elles resteront irrémédiablement des chaînes, et eux, des prisonniers… Sur le plateau, des gens beaux, rient et plaisantent entre eux de problèmes et de joies que le public massé autour n’a jamais ressenti… Ils sont beaux ou laids, le plus souvent beaux au sens commun, mais toujours soignés, ils sont souvent riches, bien davantage en tout les cas que le quidam qui les dévorent de tous ses sens, et s’ils ne le sont pas, ils ont dans leurs yeux allumés des étoiles que leur public n’a pas.

 

 

 

Cette assemblée restreinte d’autistes cernée d’une immense foule d’avides récepteurs image enfin correctement le problème de survie de l’art dans nos sociétés médiatiques.  Elle nous interroge quant à la préservation de la diversité des visions artistiques

 

 

 

Ce problème est sérieux, général, concret, et très facilement appréhendable.

 

 

 

Quelques spectateurs parviendront à saisir en quoi consiste leur étoile intime. Ils percevront cette lueur divine comme émanation directe de leur fort intérieur le plus secret et ce, malgré (mais peut être en réaction à) la brume exhalée par les marionnettes télévisées. Ils s’attacheront alors à poursuivre leurs rêves, s’acharneront à le faire grandir dans notre monde si dur à l’imagination. Ils commenceront à écrire leur grand livre, à peindre leur tableau essentiel, ils  composeront la musique de leur âme, ils choisiront le marbre dans lequel immortaliser la beauté… Oh cela durera un temps… mais on les retrouvera avec l’épuisement venant et le défaitisme naissant devant l’immensité du labeur, on retrouvera nos amis englué à leur écran, en quête de courage, de motivation, de ce superflu d’oxygène qui leur manque encore pour achever leur oeuvre…

Les plus faibles succomberont à la facilité, réintégrant leur rang parmi les lambdas. Les autres davantage tenaces se maintiendront à flots doux, devenant des mi : mi-artistes, mi-divertissements, mi-travail, mi-famille…tant de mi, et pourtant ils ne parviendront pas à l’unité !

Le véritable artiste, lui, pour survivre et devenir l’heureux rescapé de ce marécage médiatique, n’a qu’une unique alternative : jeter sa télévision.

 

 

 

Et c’est bien là le paradoxe nous révélant la perversité de la relation art média.

A trop regarder, on ne crée plus rien.

Pour créer, on ne doit plus être spectateur. Nul autre alternative.

 

 

 

Mais alors, les artistes, les chanteurs, les écrivains, les acteurs qui nous délectent de leur création à longueur de journée via les canaux médiatiques ne seraient donc que des criminels de l’art ?

Ils apaisent, calment, divertissent certes mais tuent ce faisant l’œuf créatif de leurs spectateurs… Ils anesthésient cette vigueur de l’âme à s’exprimer en chacun d’entre nous.

 

 

 

Certainement.

 

 

 

Voici un vaste débat. On pourrait par exemple penser que chacun n’a pas forcément la même créativité, et que de par le monde, une minorité inventent pour les autres, les arides qui ne peuvent que payer pour s’approprier un peu de leur rêves (leurs produits).

 

 

 

Pour ma part, je pense que l’artiste, le véritable, c’est-à-dire le géniteur de l’art sur la Terre se doit d’être moral et une démarche artisticologique (tout comme l’écologie) permettrait que sa création ne pollue pas le champ des possibles créatifs de chaque individualité. Le message lancé par un tel artiste ne doit pas être asséné et imposé par celui-ci et ses comparses commerciaux mais volontairement adopté par ses congénères sensibles. C’est comme un virus qu’il doit se propager pour passer à la postérité. Toute autre comportement n’est pas digne d’un artiste, un individu faisant passer son message à corps et à cris s’exposera au ridicule et à une médiocrité qui ne durera pas plus longtemps que sa triste vie. Et encore…

 

 Et vous, qu’en pensez-vous ?

Par Laurent - Publié dans : HISTORIETTES débuts, et fins quelquefois...
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Dimanche 4 septembre 2005 7 04 /09 /Sep /2005 00:00

NON!!!

NON!Je ne veux plus boire!

 
Par Laurent - Publié dans : LA MAUVAISE foi
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